Bilan carbone

me!

Un micro site d'informations mis à jour chaque semaine pour tout connaitre (et tout comprendre) du Bilan Carbone en cours.




Topo guides

Avant de devenir le compagnon le plus apprécié du marcheur, un topoguide suit un long cheminement. De l’idée initiale jusqu’au sac à dos du randonneur nous allons essayer de suivre ce parcours atypique en nous interrogeant sur les émissions de gaz à effet de serre associées à chaque étape.


Genèse
A l’origine, une volonté locale (collectivité, comité de randonnée ou de tourisme) pose les premières bases du document : créer un document ludique pour découvrir un territoire par la randonnée. Le comité s’occupe alors de sélectionner les itinéraires et de rédiger les descriptifs tandis que l’équipe de Tolbiac se charge de la mise en page, cartographie et apporte un soutien sur le montage du projet. L’ensemble du travail amont (déplacements terrains, réunions, achats d’illustrations) est comptabilisé par le système des ratios financiers (voir la note sur passion rando). Avec l’incertitude que l’on connait sur cette méthode, on estime ces premières étapes responsables de l’émission de 6 000 kg eq CO2.

Création
Un topoguide moyen c’est 128 pages au format 210 x 135, une couverture en 250g couché brillant, un peu de colle et le tout tiré à 5 000 exemplaires (dans les faits on compte entre 1 200 et 12 000 exemplaires selon les titres). Avec 64 titres en 2009, on atteint sur l’année un tirage total de 322 000 topos ce qui représente le chiffre éloquent de 20 000 000 de pages (recto verso).

Nos imprimeurs (4 en France situés dans la Loire, la Mayenne et la Normandie) impriment généralement ces pages sur des grandes feuilles de  format 102x72cm ce qui permet par pliage de créer des livrets de 32 pages que l’on pourra assembler ensuite (je vous invite à regarder de près la tranche d’un topo pour comprendre). L’inconvénient des machines d’imprimerie c’est qu’elles demandent un temps pour se « caler » c’est-à-dire  régler les différents paramètres d’impression. Un temps pendant lequel environ 800 feuilles sont gâchées en moyenne.

La somme de l’ensemble du papier utilisé pour la création de nos topos 2009 s’élève à 98 000 kg soit 130 000 kg eq CO2.

Diffusion
Après impression, façonnage, couverture et massicotage, nos guides sont mis sous film par 10 puis diffusés. Sur les 322 000 topos, 5 000 restent dans les comités, 6 000 rejoignent la Fédération et 36 000 sont distribués aux partenaires locaux. Mais le flux le plus important c’est évidemment les 275 000 qui sont livrés à nos diffuseurs SODIS et SOFEDIS (respectivement dans l’Eure et la Seine et Marne). Ce premier transport de marchandise correspond à 4 000 kg eq CO2.

A partir de là, ces entreprises se chargent de leur stockage et de leur ventilation chez les grossistes et dans les départements. Ainsi dispatchés sur l’ensemble du territoire français (et belge), ils vont rejoindre les rayons des grandes enseignes, librairies et magasins spécialisés. Un acheminement tout au long de l’année et des trajets qui cumulés représentent près de 300 000 km.

En 2009, 240 000 topos ont été ventilés. Sur ce chiffre, 40 000 exemplaires n’ont pas immédiatement trouvé acheteur et ont donc été retournés au diffuseur par le libraire. Une marche arrière pour ces mal-aimés qui coûte en transport : encore 700 kg eq CO2.

La SOFEDIS remet dans le réseau de distribution 2/3 de ces retours et le tiers restant (soit environ 12 000 topos) considéré comme « défraichi » est rapporté à la Fédération. Ici ils subissent une petite cure de jouvence et environ 60% d’entre eux sont remis en vente à la boutique du centre d’informations. Il reste alors environ 5 000 topoguides qui, un peu abimés ou vraiment anciens, seront recyclés par la corbeille bleue. Une dernière opération quasiment blanche : 25 kg eq CO2.

         

Conclusion
Au total l’activité d’édition de topoguides émet près de 140 tonnes de CO2 par an. Cette analyse met une nouvelle fois le papier sur le banc des accusés (90 % des émissions !). Pourtant de nombreux efforts ont déjà été consentis dans ce domaine : utilisation de l’outil numérique pour les bons à tirer, ensemble de la chaine de production certifiée PEFC par 3 de nos 4 imprimeurs, label imprim’vert pour chacun, recyclage des feuilles gâchées etc… Mais devant l’ampleur de ce bilan, il est plus que nécessaire de poursuivre ces efforts.


April by David. A Monthly Theme. Powered by Tumblr.