Le mal des transports

Avec la thématique des transports, on rentre (enfin?) dans le vif du sujet.
La partie qui fait trembler les utilisateurs de Bilan Carbone et qu’on incrimine avant même de l’avoir calculé, réserve souvent des surprises de taille.
Qu’en est-il à la Fédération ?
Avant toutes choses, je rappelle qu’on ne comptabilise ici que les déplacements des salariés/élus/bénévoles(et comités se rendant à Tolbiac) dans le cadre des déplacements professionnels (réunions, visites terrains, AG etc…).
Techniquement la collecte des données est simple bien qu’un peu fastidieuse : éplucher chaque facture et chaque note de frais afin de calculer le nombre de kilomètres parcourus en fonction du mode de transport (et ce, pour toute l’année 2009).
20 fois le tour de la Terre
Au total ce sont près de 1000 voyages qui ont été recensés et en voici les résultats :
816 000 kilomètres parcourus dont :
673 000 km en train, soit 82%
53 500 km en voiture, soit 7%
89 400 km en avion, soit 11% (avec 36 500 en court et 53 000 en long courrier)
En distance cumulée, nous avons parcourus plus de 20 fois le tour de la Terre. La palme des globe trotter revient (logiquement) aux administrateurs qui ont arpenté près de 390 000 km pour se rendre au siège et dans les comités.

Le point positif de l’analyse c’est que 82% des kilomètres parcourus le sont en train. La voiture et l’avion étant à première vue des moyens faiblement utilisés. Mais gardons nous des conclusions hâtives et passons ces chiffres à la moulinette du Bilan Carbone.
Le pétrole pèse lourd
Voici les émissions liées aux:
déplacements en Train : 2 020 kg eq. CO2
déplacements en Voiture : 13 550 kg eq. CO2
déplacements en Avion : 35 850 kg eq. CO2
Soit un total de 50 Tonnes eq. CO2 !

On constate alors que 95% de nos émissions sont liées à moins de 20% de nos déplacements. Ainsi, malgré l’apparente faible utilisation des moyens de transports dits “polluants”, ceux-ci pèsent très lourd dans la balance du Bilan Carbone. Avec ces chiffres on multiplie même par 2 la somme des émissions que l’on avait comptabilisé jusqu’à aujourd’hui.
Le constat est sévère mais d’une part, il est à relativiser au vu du nombre de personnes se déplaçant (une trentaine d’élus, une cinquantaine de salariés et à peu près autant de bénévoles/comités) et d’autre part, il nous engage dans un défi encore plus intéressant : Comment réduire ces émissions qui ne constituent pourtant qu’une minorité de nos déplacements ?
Nous y reviendrons assurément plus tard dans la deuxième phase du Bilan Carbone : la réduction de nos émissions.
Affaire à suivre donc…